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Khoufache Kamel, Chef de division direction du capital humain de la BDL “Notre principal atout est notre politique de formation du capital humain”

Propos recueillie par Narimane Rezgane

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La Banque de développement locales (BDL) a annoncé le lancement d’un nouveau système d’information afin de pouvoir faciliter les tâches pour les banquiers. Pour plus d’informations sur le sujet, nous avons contacté Khoufache Kamel, chef de division direction du capital humain qui affirme dans une interview accordé à Job News Algeria que c’est un projet qui a déjà été lancé depuis les années 2000 et qui a vu le jour en 2017. C’est un système de gestion qui peut traiter des millions de données qu’on peut exploiter pour faire de la gestion en temps réel. Notre interlocuteur a également souligné que “la BDL donne une grande importance à la formation de ces collaborateurs”.

Job New Algéria : Le lancement du produit informatique pour la célérité des opérations et transactions de la BDL semble être une première en Algérie mais néanmoins un système qui, dans d’autres pays, est depuis longtemps généralisé. Qu’est-ce qui explique, selon vous, le retard en la matière qu’accuse le système bancaire algérien ?

Khoufache Kamel : Pour le système bancaire algérien, si je peux me permettre, il y a eu beaucoup de réformes du système.

Ce système a pris en charge le développement d’une grande économie à travers les grandes sociétés qui ont été créées, donc effectivement le système d’information comme celui de la BDL actuellement n’était pas, peut-être, une grande priorité, selon mon avis. La priorité a été donnée au développement mais cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de système d’information au sein des banques algériennes ; chaque banque a son système d’information. Aujourd’hui, il n’y a aucune banque qui fait du manuel comme dans les années 1980.  S’agissant de ce système, je ne l’appellerai pas système d’information, mais je dirais un système d’enregistrement et de comptabilité. Il est conçu, en effet, pour avoir la traçabilité des opérations comptables pour être, en fin d’année, en phase avec notre situation comptable, nos balances et notre bilan de fin d’année. La différence aujourd’hui c’est que ce système de gestion ou de données, dont la BDL s’est doté, est un système qui ne date pas d’aujourd’hui. En effet, c’est un projet qui a déjà été lancé depuis les années 2000 et qui a abouti en 2017. Sa particularité c’est d’abord un système de gestion qui peut traiter des millions de données qu’on peut exploiter pour faire de la gestion en temps réel. Auparavant, c’était un système décentralisé ouvert, alors qu’aujourd’hui, c’est un projet centralisé en temps réel et protégé pour traiter les opérations (classiques, internationales, crédit, dépôt, etc.).

 

Selon les déclarations de votre premier responsable, vous vous engagez à participer à l’octroi de crédits à l’investissement aux PME notamment à travers les dispositifs Ansej et Cnac. à combien s’élèveraient ces montants, avec quels intérêts et quels en seraient les délais de remboursement ?

Comme l’a déjà dit notre président directeur général, le montant s’élève à 744 milliards de dinars. La BDL est une banque de financement de PME pas uniquement de l’Ansej et de la Cnac. Les cas réussis des dispositifs de l’emploi Cnac, Ansej, Angem dont certains deviennent des PME, nous encouragent à les financer davantage. Nous voulons également que l’état créé plus de PME, qui sont une source de richesse pour le pays. Plus on crée de PME, plus on créé de l’emploi et de la valeur ajoutée.

Une fois sur le marché, on accompagne les PME dans leur cycle d’exploitation avec des crédits de fonds de roulement à l’international, s’ils auront besoin de matière première.

Pour les taux d’intérêt, c’est connu, le crédit d’investissement est bonifié par l’état. Quant aux délais de remboursement, quand il s’agit des grands montants, nous travaillons toujours sur la base de la loi de finances complémentaire de 2011 qui autorise deux périodes différentes de grâce : la première est limitée à 3 ans et la seconde peut aller de 5 ans à 7 ans… tout dépend du crédit accordé. On peut aller, néanmoins, sur un délai de 10 ans pour les grands projets d’investissement tels que les projets de tourisme, briqueteries, etc.

 

Pouvez-vous nous faire part de la politique de recrutement au sein de votre établissement (les profils demandés notamment) et aussi le nombre d’emplois pourvus actuellement et ceux prévus éventuellement ?

 

à la BDL, nous avons une politique de ressource humaine sur le recrutement, l’évolution des carrières, la gestion des compétences et la formation. C’est-à-dire les 5 politiques RH qui existent dans tous les domaines. Nous recrutons dans les différents domaines, nous favorisons plus la spécialisation (école de finance, banque, etc.). Aujourd’hui, les meilleurs profils sont ceux qui s’adaptent à tous les métiers de la banque. Nous orientons nos recrutements vers les écoles (banque et commerce).

La formation est une priorité pour nous ; nous avons deux instituts en actionnariat tel que l’IAHFB où nous détenons des actions, et nous les consacrons à la formation de tous nos collaborateurs. Tout le monde devient apprenant dès son recrutement, puis vers la spécialisation pour les postes de responsabilité. Nous faisons également des formations diplômantes à l’ISGP pour compenser la pratique des métiers de la banque.

 

Investissez-vous ou comptez-vous le faire dans la formation concernant les métiers touchant au secteur bancaire ? Si oui, quels sont les investissements consentis ou que compteriez-vous consentir pour ce faire ?

Nous avons changé l’appellation de DRH à  DCH direction du capital humain qui veut dire investissement et je vous assure que nous faisions des efforts énormes en matière de formation. D’abord par obligation pour élever le niveau et puis par rapport à nos ambitions. La BDL a beaucoup d’ambitions et pour les concrétiser il faut compter sur un capital humain que sont nos collaborateurs, nos clients, et ce, en les formant.

Nous avons même des formations sur les techniques du mangement afin de donner une chance aux employés de se former pour qu’ils puissent coacher une équipe plus tard.

 

La BDL est reconnue pour son sérieux et ses performances, qu’est-ce qui vous différencie des autres organismes en termes de gestion de la ressource humaine et de management ?

La ressource humaine c’est un peu standard mais, aujourd’hui, nous voulons investir dans le capital humain. Nous voulons donner à nos collaborateurs une place au cœur de la banque. Aujourd’hui, la direction que je dirige est placée sous l’autorité du président directeur général parce qu’avant, dans certaines organisations, ils placent la DRH sous la DG administration (DAG). Notre DRH a été donc hissée à un niveau plus élevé.

 

Avez-vous d’autres projets pour l’avenir concernant de nouveaux produits à proposer à vos clients ?

La banque innove chaque jour. Il faut innover, sinon on sera dépassé à cause de la féroce concurrence dans notre domaine.

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