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Ramadan, le mois de toutes les dépenses!

Chaque année, le mois de ramadan devient un véritable casse-tête pour les familles qui essayent de gérer leur bourse tant bien que mal avec la flambée de prix qui caractérise cette période, censée être un mois de partage et de solidarité.

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Par Bilel Boudj

Tenir ses finances pendant le ramadan, entre les dépenses régulières et les imprévus, tient du parcours du combattant pour la majorité des familles à revenu modeste, où un des conjoints travaille. Et malgré une baisse substantielle des prix pendant les premiers jours, les étals des marchés de fruits et légumes affichent des prix que l’on peut qualifier de prohibitif, à l’image de la tomate qui a repris de la valeur, à 130 dinars le kilo, ou encore la pomme de terre à 80 dinars ou même la courgette, à 100 dinars. Sans parler du prix de la viande rouge, véritable luxe en ce mois sacré.

Face à ces prix imposés par les commerçants et la spéculation, Saïd, père de trois enfants, n’a pas vraiment changé ses habitudes. « Avec mon salaire qui dépasse à peine le SNMG, je suis obligé de prendre un crédit chez les commerçants du coin pour nourrir ma famille, surtout en ce qui concerne le lait, le café et le sucre ou la farine, pour le reste, j’essaye d’acheter ce dont on a besoin pour la semaine ».

Le cas de Saïd n’est pas isolé, en effet, nombreuses sont les familles qui le ramadan venu, et même en dehors, essayent de gérer tant bien que mal leur revenu, entre les produits de première nécessité et les charges comme l’électricité, l’eau et le gaz. Un souci que ne connait pas Karim, jeune marié qui bien que louant un logement dans la banlieue d’Alger, « ça ne fait pas longtemps que je suis marié, pour ramadan, moi et ma femme, on ne dépense pas vraiment beaucoup, puisqu’on dîne chez nos parents ou beaux-parents, sinon les dépenses se résument aux boissons gazeuses, aux fruits et les pâtisseries de la période du ramadan ».

Ce n’est pas le cas pour Mehdi, pour ce jeune salarié, les dépenses sont plus maîtrisées, « je m’occupe de l’achat des provisions, je le fais une fois par semaine, on se concerte avec ma femme sur ce qu’il y a à acheter, pour le reste, ce sont des dépenses quotidiennes et on s’en sort comme ça », nous lâche-t-il.

Des dépenses plus importantes que le courant de l’année

La gestion du portefeuille reste une constante chez les algériens, qui pendant le mois de ramadan, changent leurs habitudes, ce qui paradoxal quand on sait que depuis le début de ce mois, pas moins de 3 millions de quintaux de fruits et légumes ainsi que 20 000 tonnes de viande ont déjà été consommé, selon les chiffres de l’UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens), des quantités impressionnante qui se traduisent par une montée de la consommation, et de facto la hausse des prix. Cependant, la centrale syndicale prévoit une baisse sensible des prix prochainement.

Autre paradoxe et non des moindres, l’argent retiré. En effet, pour les quatre premiers jours du ramadan, Algérie Poste a noté que pas moins de 145 milliards de dinars ont été retirés pendant cette période. Une chiffre qui représente près de la moitié des liquidités allouées par Algérie Poste pour le mois sacré, l’entreprise public a mis 358 milliards de dinars à la disponibilité des clients. Pour info, les algériens avaient retiré pas moins de 290 milliards de dinars des bureaux de poste pendant le ramadan 2017

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