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Leila Aimouche, « la formation est un levier du développement économique »

Rencontrée lors d’une activité organisée le 27 juin à l'hôtel El Aurassi àh Alger, par l’ambassade de Suisse en Algérie en collaboration avec le Club d’affaire algéro-suisse, Mme. Leila Aimouche, présidente de ce dernier, revient sur le rôle de la formation professionnelle dans le développement économique de n’importe pays.

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Propos recueillis par Noreddine.I

Pouvez-vous nous présentez le Club d’affaire algéro-suisse ?

Le Club d’Affaires algéro-suisse a été créé en avril 2018 et a pour objectif de : dynamiser et promouvoir les échanges économiques entre la Suisse et l’Algérie, soutenir la mise en contact entre les entreprises suisses et les entités économiques en Algérie, partager l’expérience des membres du Club avec les entreprises suisses nouvellement installées ou intéressées à investir en Algérie et encourager la formation professionnelle et la coopération entre la Suisse et l’Algérie. Il est composé essentiellement de chefs d’entreprises algéro-suisse, l’ambassade de la Suisse en Algérie est un membre d’honneur. Le nombre des adhérents est estimé à  7 membres.

Quel apport comptez-vous apporter à l’Algérie ?

Nous souhaitons dans un premier temps être les conseillers des entreprises suisses nouvellement installées en Algérie et tenter de convaincre d’autres entreprises suisses d’installer en Algérie. Car aujourd’hui beaucoup d’entre elles veulent s’installer en Algérie mais elles ne savent pas comment le faire. Nous visons à apporter notre expérience et accompagner les entreprises en Algérie.

Pour le secteur de la formation professionnelle, la Suisse est connue pour son système très performant, d’ailleurs, des pays très développés ont fait appel à la Suisse pour cette formation duale. Aujourd’hui, il est important pour nous aussi d’importer du savoir, et la formation professionnelle, un modèle qui très réussi en Suisse, nous avons souhaité en Algérie et ce en collaboration non seulement avec les pouvoirs publics mais aussi avec les entreprises publiques.

Quelles sont vos attentes de cet évènement ?

Nous attendons principalement la baisse du taux de chômage des jeunes et veiller à sensibiliser les jeunes sur les avantages de la formation professionnelle pour décrocher facilement des postes de travail dans les différentes entreprises. Nous envisageons également donner des formations de qualité aux jeunes. Actuellement, nous sommes en discussion avec le ministère de la Formation et de l’enseignement professionnel pour pouvoir tracer un schéma et un plan de travail. J’espère pouvoir organiser très prochainement un évènement pour parler de ce schéma. Nous allons répondre aux besoins des entreprises suisses en Algérie, partager les expériences entre les membres du club et aussi encourager la formation professionnelle et échanger les expériences entre les deux pays.

La législation algérienne ne permet pas aux enfants moins de 16 ans de s’inscrire pour des formations. Comment pouvez-vous appliquez le model suisse ?

Oui vrai en Suisse, les enfants entre 13 et 14 ans peuvent s’inscrire dans  la formation professionnelle mais en Algérie la législation permet seulement aux enfants  qui dépassent les 16 ans de faire des formations. En Suisse les enfants peuvent aller après l’école de voir de près les différents métiers et en suite ils peuvent suivre n’importe quelle formation. Ainsi, il est question de valoriser la formation professionnelle ce qui attire sans doute les jeunes.

 

 

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